Jour 26 : 15 juillet 2016 repos au gite communal de Bousieyas

Incroyable. Tous les sommets sont blancs. Hier soir le déluge est arrivée vers 18hrs30. Celui-ci s’est transformé en véritable tempête pendant la nuit. Il a neigé jusqu’à 50 centimètres par endroit, le col de la Bonette (plus haute route a 2860 mètres) est fermé, le chasse-neige est passé vers 9  heure.

J’apprends également la triste et révoltante boucherie de Nice. Que dire, que penser ? Cela me ramène brusquement à la réalité. Depuis mon départ du 19 juin, c’est le deuxième drames. Il y a eu Istambul fin fin et Nice maintenant.

Juste avant 11 hrs, je retrouve Mathieu et Julien, 2 belges très sympas que j’ai croisé il y a 3 ou 4 jours. Ils relient en autonomie Briancon et Menton. Ils auront ainsi sur 2 ou 3 ans effectués la grande traversée des alpes. Ils ont été pris hier soir dans la tempête et ont finalement passé la nuit dans une cabane de berger. Ils ont pas eu chaud chaud. Ils reprennent enfin la route vers 14 hrs après avoir dégusté les saveurs culinaires préparées par Laurence et Claude. Très chouette partage avec eux. Je rencontre également Isabelle qui redescend sur Bousieyas après avoir passé la nuit seule sous sa tente dans la tempête. Je l’avais rencontré la vieille avec Gilles. Il étais 15 hrs. Elle comptais se rendre en Italie. Nous avons partagé notre surprise face à son projet car il lui restait une sacrée distance. Mais donc étant donné le temps elle a finalement planté sa tente. Sage décision.

Ma déchirure au quadriceps semble se remettre petit à petit. Pour mon épanchement de synovie…je n’en sais rien du tout. Mes genou me font un peu mal mais ça va assez bien de manière globale. Je reste cependant très prudent dans ma marche afin d’assurer mon voyage vers Menton qui se rapproche rapidement subitement.

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Jour 25 : 14 juillet 2016 Gite Refuge de Larche – Gite Communal de Bousieyas

Après l’appel de Christophe, je quitte le gîte Refuge de Larche vers 8 hrs 40 par la route en direction du Pas de la Cavale. C’est le premier col du Mercantour que je vais franchir. La vallée est magnifique. Une fois de plus je suis fort fort séduit par la région. Même les 6 km de petites routes sont beaux.

A l’entrée du vallon de Lauzanier en direction du lac, il y a beaucoup plus de monde. C’est l’autoroute. Cela m’inquiète un peu, Le sentier est même en béton sur le 1er kilometre. Une fois passé le lac de Lauzanier, il n’y a plus personne. Nous sommes le 14 juillet et tout le monde afflue vers ce beau lac.

La montée au Pas de la Cavale à 2600 est progressive. Par contre l’arrivée est aérienne. On arrive sur une falaise de 50 mètres qui domine un vaste plateau verdoyant ou l’on peut apercevoir les espaces de pâtures passés des troupeaux de moutons. Au sommet je fais la rencontre de Gilles. Professeur de physique chimie au lycée, il démarre sa rando vers Nice en 6 jours, pendant que son épouse et ses enfants sont en Bretagne dans sa belle-famille. Je décide de rester pique-niquer au sommet. Gilles me rattrape vers 14 hrs et nous finissons cette journée ensemble au gite communal de Bousieyas où nous sommes accueillis chaleureusement par Laurence et Claude, nouveau gestionnaire du gite,

Le gite a entièrement été restauré il y a 3 ans. C’est super mignon et décoré avec goût et simplicité. Après un séjour passéau Canada, Laurence et Claude reviennent en France et ouvrent leur restaurant dans la ville voisine de Saint Dalmas.  Après 9 ans ils décident de changer ànouveau de vie. Le gite est à reprendre. Ils posent une candidature et sont retenu. Leur contrat est renouvelé pour 3 ans. L’accueil est incroyable, le service de très grande qualité et la nourriture incomparable. Claude est un véritable chef. Crème de marrons aux cèpes pour démarrer…un festin. Au petit déjeuner les confitures sont faites maison. Tout est expliqué par Laurence qui adore son métier. Elle aime parler, partager et communiquer. Un régal dans tous les sens du terme. Merci bcp.

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Jour 24 : 13 juillet 2016 – Refuge de Chambeyron – Gite d’étape Le Refuge à Larche

Il est 8 hrs 30. Je suis surpris par la beauté du lieu. Je monte vers 2700 mètres via le Pas de la Couletta pour rejoindre le col de Mallemort. Mon regard est attiré sur la gauche. Je découvre une mer de nuage qui couvre la vallée. Quel spectacle.

Je suis là tout seul perdu au milieu du silence. Pas un bruit. Le soleil n’atteint pas encore certains sommets. Je m’arrête tout le temps pour contempler cet espace vierge et pur. Seul le balisage du GR me rappelle à la réalité. Il ne fait pas chaud. Les températures ont chutées. Je marche avec ma polaire et mes gants de jogging.

Peu à peu le soleil pointe sonnez et la nature se réchauffe. Les marmottes sont nombreuses et le crie de certains oiseaux annoncent ma présence.

Je m’assied une fois de plus, je sors mon cahier de notes. J’écris ces moments d’un luxe rare. Il n’y a que moi et le silence des lieux. J’entend mon feutre glisser sur le papier.

‘Je suis déjà au 2/3 de mon voyage. Je sors du Queyras, je traverse l’Ubaye en direction du  Mercantour. Ce voyage avance à toute vitesse mais j’en savoure pleinement sans tous les instants. J’ai beaucoup de chance de pouvoir vivre cela. Le superflu du quotidien a fait place à l’indispensable. Je ne suis plus dans l’action mais simplement dans l’instant présent. Comme c’est bon. Je regarde, j’écoute, j’observe, j’admire, je sens, je contemple, je rêve…je suis. J’ai le sentiment de faire partie de cette espace qui m’entoure. Je fonctionne en fonction de ce que la nature m’offre et je m’adapte. Ces moments sont rares. Je suis ébloui par tant de beauté et de simplicité.

Mais rassurez vous, je ne compte pas me faire moine boudhiste. Mais c’est tellement beau et cela me procure une telle joie que je voulais la partager. Je reviendrai très certainement dans l’Ubaye et le Mercantour. Je suis séduis par la beauté plus douce et sauvage de cette région. Difficile d’ailleurs de faire un choix dans les photos.

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Jour 23 : 12 juillet 2016 – Refuge Cime du Melezet – Refuge de Chambeyron

Yes yes yes…plus de mal de tête. Cela me donne de l’énergie pour cette journée qui va être longue. En effet, je vais faire mon plus gros dénivelé aujourd’hui …et en partie sous la pluie. Oui, 2000 mètres positifs et 1300 négatifs sur 25 km.

Cela ne m’effraye pas. Je m’habille en conséquence et le fait de ne plus avoir de neige est très rassurant. Ok il pleut, mais suffit de suivre le GR. Lorsqu’il y a de la neige, il faut chercher sa  trace et on ne sait jamais très bien si on est dans le bon.

C’est donc chargé d’énergies positives que je quitte mon petit nid douillet en direction du lac saint Anne et ensuite du col Girardin a 2700. Je croise personne. Je suis tout seul. J’aime bien ce sentiment. Je suis parfois dans les nuages, dans le brouillard et sous la pluie…mais super bien. Je me sens en sécurité. Je profite de ces instants, prends des photos, essuie mes lunettes…Je me sens au bout du monde, juste avec les éléments naturels qui se bousculent autour de moi.

Un peu plus bas que le col je croise un énorme troupeau de mouton, gardé bien évidemment par des chiens « patou ». Il faut vraiment s’en méfier. Ces chiens sont binaires. Mouton ou pas mouton et rien d’autres. Il ne faut surtout pas couper le troupeau en deux. Il faut alors attendre. Pour l’instant cela ne m’est pas encore arrivé.

J’ai quelques kilomètres sur route à faire. C’est pas terrible. Alors je sors mon IPod et c’est parti pour 3 hrs de marche plaisir en musique. Cela me donne une pêche d’enfer. Je connais un morceau sur 5. A certains moments je danserais volontier. J’ai choisi la playlist « mountain is… » Que du bon. Merci Jean-Phi.

Le vent souffle fort et il fait beaucoup plus frais. Je remets une couche et les gants de jogging 1 heure avant de rejoindre le refuge.. Je suis sans jus et j’ai faim. Pour avaler les derniers 500 mètres de dénivelé je me suis pris un gel énergisant. J’arrive fatigué mais heureux d’avoir vécu ce voyage.

Le refuge est à 2626 mètres à côté du Lac Premier.  On dirait un vieux vaisseau spatial qui date des premiers films de science fiction. Genre « l’enterprise » pour ceux qui voient. Bref c’est vieux et sombre sans confort, sans eau chaude, sans douches et l’accueil est boff. Je me demande pourquoi j’ai sélectionné ce refuge. Oui je sais, c’est pour le lieu. Je ne le découvrirai que le lendemain matin sous un magnifique soleil. Splendide. Le soir je passe la soirée avec un groupe de 4 messieurs retraités. Tres sympa. C’est rigolo d’observer un groupe de l’intérieur tout en étant extérieur au groupe. Il y a les grandes gueules, les rigolos, les discrets, les suiveurs, … Dodo vers 21 hrs 30 avec mon livre d’abord. 00 hrs 25, je me lève pour aller aux toilettes. Je n’arrive pas à me rendormir. Il fait chaud malgré la fenêtre grande ouverte. Je ne dors plus bien depuis un bon moment. Pas grave, comme dirait mon oncle Yves, on a l’éternité pour se reposer. :-)

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Jour 22 : 11 juillet 2016 – La Teppio – Refuge Cime du Melezet Ceillac

Surprise…j’ai toujours mal de tête. Départ à 8 hrs 30. Grosse journée avec 27 km – 1600 + et 1400 – Je quitte le refuge sans beaucoup d’anthousiasme. Après 3 hrs arrêt dans levilkzge de Cheteau Queyras. J’y prend un double café serré et un croissant. Cela me fait du bien pour attaquer ensuite les 10 km de montée pour 1000 mètres de dénivelé. Il est 14 hrs lorsque j’arrive au col fromage. Belle montée mais je suis crevé. J’ai pas énormément de plaisir. Mes jambes sont lourdes et ma tête me fait souffrir. Je manque de jus et de peps. J’avale mon pique-nique en 10 minutes. Je dévore. Chaque jour il me semble moins consistant. Je ferais bien une petite sieste pour soulager ma tête mais le reps est menaçant. Je décide donc de repartir.

‘Je marche toute me descente jusqu’à Ceillac comme un zombie. C’est un joli petit village. Centre piétonnier entre 9hrs et 18 hrs. Je me attiré par un marchand de glace. Un cornet 2 boules moka – fraise.

Je suis content d’arriver au refuge vers 17 hrs 30. Mon mal de tête va mieux. Je suis accueilli par 2 ravissantes jeunes femmes. La propriétaire, enceinte jusqu’au cou et son aide gardienne originaire d’Annecy. Passionnée d’escalade et de VTT, elle rêve de faire l’ascension de la Meisje en escalade sur 2 jours avec son copain.

Nous sommes 5 au refuge. C’est toujours agréable ces refuges de petites tailles. Plus chaleureux et convivial. Il y a 4 français avec un fort accent du sud …Toulouse. Pensionné et tres sympa, on passe une bonne soirée. Le repas démarre avec une quiche salade et ensuite une blanquette de veau en sauce avec du riz. Je mange, je mange, je mange…mais je pense pas avoir pris 1 seul kilo.

22 hrs au lit après avoir alimente mon blog sans beaucoup de passion je le reconnais. J’aime beaucoup mais parfois c’est lourd. Je reprends ensuite mon livre. Je m’endors très difficilement. C’est comme si mon organisme réclamait sans cesse de l’activité. Jamais un sommeil profond, avec des tranches de 2 heures et définitivement reveillé à 5 hrs 45.

 

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Vue de ma chambre où je dors seul. C’est tjs un chouette moment lorsque je peux avoir un espace seul pour moi. Pas de ronfleur…

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Et pour finir, un homme tout neuf rasé de près. J’en avais réellement assez. Après 22 jours c’est difficile de se raser au blaireau. Il me faudra 30 minutes. J’ai rajeuni de 10 ans me semble-t-il ? À confirmer.

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Jour 21 : 10 juillet 2016 – Bois de Barracan – La Teppio Le Chalp

C’est avec mal de tête que je quitte ce gite d’etape pourri.  C’est un peu une journée test pour ma jambe. J’ai prévu 1400 mètres + et 1000 négatif. Je voudrais savoir si mon état s’améliore réellement. Je pars donc rempli d’espoir et de curiosité. Je reste cependant très vigilant. Je marche pas trop vite et depuis 2 jours déjà avec mes trails. C’est bcp plus léger et dynamique mais attention aux chevilles car le pied est moins soutenu que dans des chaussures montantes .

J’arrive au col des Ayes sans trop de problèmes après 3 hrs 30 pour 1200 m de dénivelé. Les paysages sont merveilleux. Il fait beau et il y a du vent. Génial pour sécher après un bon effort.

En réalité de suis juste à côté du col de l’Isoard. On entend les motos qui montent le col à des kilomètres. Je pense bien à toi Luc car je pense que tu y passeras avec toute la bande de cyclo d’ici 3 semaines.

Nouvelle nuit en gite d’étape prévu. J’espère qu’il ne sera pas comme celui de hier. Bonne surprise. Un vieux et grand chalet aménagé avec goût. Le mobilier est ancien. Il y a des petits abats jours … J’y fait la rencontre de Olivier, 55 ans, skipper sur la grande bleue mais originaire de Bretagne. Il ne navigue plus qu’à la journée. Fini les longues sorties de plusieurs semaines où il faut sans cesse se « taper » les humeurs de petites bourgeoises parisiennes à la recherches d’aventures sportives. D’ailleurs il en a un peu marre de la mer. Il vient regulierement à la montagne et participe à des courses VTT.

Le soir nous avons droit à un excellent lapin en sauce accompagné de pâtes. Succulent. Je dévore. Je mange énormément. Je m’étonne moi-même. C’est Olivier qui me le fait remarquer. On est dimanche au fait, c’est la finale. Cela me rappelle une rando où nous avons regarder une finale de coupe d’Europe je crois dans la cabane de La Neuve en Suisse à 2800 mètres. Le lendemain nous montions au sommet de La Grande Lui à 3800 mètres. Je regarde la 1er mi-temps avec Olivier dans un café situé à 400 mètres du gîte. Pour l’occasion le proprio a loué un écran géant. C’est bourré de monde mais assez calme. Les gens ont l’air stressé. Un peu comme Damien lorsqu’il regarde un match. On pourrait croire qu’il joue sa vie.  :-)  Je me fait la seconde mi-temps seul et rentre me coucher après le temps réglementaire. Demain j’ai une grosse étape avec 28 km sur 1600 + et 1400 –  Et j’ai tjs ce foutu mal de tête malgré les 6 cachets et 2 supo… J’espère bien dormir cette nuit et ne plus avoir mal demain.

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Jour 20 : 9 juillet 2016 – Nevache Le Creux des Souches – Bois de Barracan Villard St Pancrace

Après une très mauvaise nuit sur un lit clic-clac dans le salon du gite d’etape, je quitte cette belle vallée vers 9 hrs. J’ai préparé un itinéraire long mais avec peu de dénivelés afin de reposer encore ma jambe. 25 km le long de la Clarée dans les bois. Je passe et traverse Briancon. Je m’y arrête. Traverse la vieille ville. Il n’y a pas beaucoup de monde. Of faut dire sûil fait super chaud. La ville tourne au ralenti on dirait. J’achète une recharge pour mon téléphone. J’en profite aussi pour soulager ma gorge avec une bonne bière fraîche. C’est extra.

Arrivée au gite d’étape vers 16 hrs 30. L’accueil est épouvantable. J’ai juste envie de payer et partir. Mais je suis crevé. Je me douche et me couche pendant 1 hrs. Le repas n’est qu’à 20 hrs. Jamais vu ça. Le gaz fait pleins de travaux dans et hors du gite . Un vrai bordel. Il préfère travailler à aménager son gîte que d’accueillir les gens. Un vrai rustre. Tout semble le déranger.

Heureusement j’arrive enfin à parler à Sabine, Zoe et Violette qui sont à Venise après être passés par Rome. Difficile de se parler car on a pas les mêmes horaires et j’ai pas souvent du réseau. Cela me fait du bien de les avoir en ligne.

C’est ma 2em nuits en gite d’étape. Le public est pas du tout le même et les rencontres sont boff. A 21 hrs 30 je suis dans mon lit avec mon super livre, Charlotte.

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Jour 19 : 8 juillet 2016 – Refuge du Thabor – Gite Au Creux des Souches à Nevache

Depart vers 7 hrs 15. J’ai vraiment mal dormi. On m’a placé en hauteur sur une minuscule mezzanine dans un couloir. Je pensais être tranquille mais en réalité les gens n’ont pas arrêté de se lever pour aller aux toilettes. Toute la nuit et les portes qui claquent. Suis content de quitter.

Je quitte par la vallée étroite. C’est magnifique. C’est la troisième fois que j’y passe et ne m’en lasse pas. C’est la porte vers le Briançonnais.

Ma jambe me fait moins souffrir. Tous les matins j’applique un gel anti inflammatoire et ensuite j’enfile ma jambière. Je marche doucement…

7 hrs plus tard je suis à Nevache dans la vallée de la Clarée, paradis du ski de rando. Je sens que je descends vers le sud. J’entends mes premiers grillons et aperçois mes premiers lézards.

J’ai également le sentiment que mon aventure se transforme doucement en « voyage ». C’est autre chose. La notion de voyage est sans limite, sans fin… Je sais qu’il y en a une mais je me sens plus calme, moins dans la « performance » de l’aventure et beaucoup plus encore dans la découverte et la quiétude du voyage. Cela me procure beaucoup de bonheur. Est ce lié à la durée ? Cela fait maintenant 19 jours que je suis parti.

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Jour 18 : 7 juillet 2016 – Aiguille Doran – Refuge du Mont Thabor

Je dois traverser la vallée qui est totalement inintéressante. Tunnel du Frejus, Modane,… Bref je prends le même taxi que la veille pour aller à l’hôpital. Je gagne du temps et je soulage ma jambe de 10 km et 900 mètres de dénivelé négatif et 700 en positif. Je gagne en maturité.  :-)

Je suis content de me remettre en route après cette excellente journée de repos. Il fait grand bleu. Je monte lentement. Je n’ai que 3 hrs de marche. À midi je fais une longue pause. Je m’installe confortablement au soleil, torse nu, afin d’améliorer mon bronzage de cycliste et commence mon 2em livre offert par Philippe, « Charlotte » de David Foenkinos. Je rentre directement dedans. Les pages tournent toutes seules. Je dévore.

Arrivée au refuge vers 14 hrs 30. D’abord une petite tartelette aux myrtilles avec un grand café.

Je passerai le restant de l’après midi à lire et écouter de la musique couché dans l’herbe autour du refuge, grâce à l’IPod Nano Touch que Jean-Phi m’a offert pour mon Annif et qu’il a pré charge de super playlist. Je suis branché tout l’après-midi sur la playlist « mountain soft » …un véritable régal. Merci mon ami.

J’en profite également pour réserver mes 4 prochains logements. Pas facile de trouver à se loger le week-end lorsqu’il y a des courses vélo et des trails. Tout est complet. J’adapte donc mes étapes en fonction des disponibilités. Parfois cela rallonge mes étapes.

J’avais un bon souvenir du refuge du Mont Thabor ou je suis passé l’année dernière avec mes amis de la rando. Je ne retrouve pas cela cette fois. C’est bourré et ressemble plus à un resto d’altitude. Tout est fait pour consommer. Je ne fais pas de rencontres intéressantes et les échanges sont pauvres à mon goût.

Peut-être que je n’étais pas disponible à la rencontre de l’autre. En réalité j’ai passé un bon moment avec moi-même.

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Jour 17 : 6 juillet 2016 – Repos à l’Aiguille Doran

Voici le résultat de l’examen du Dr Burnier de ce matin Contracture déchirure entre le grand antérieur et le vaste interne avec un épanchement de sinovie au genou droit.

Il est cependant rassurant. Prescription d’un gel anti inflammatoire, d’une gaine. Pour le reste prévoir des journées adaptées, se reposer tous les x jours…et voir au jour le jour. Surtout ne passe faire mal.

Apres une visite à la pharmacie, je remonte 900 mètres plus haut au refuge pour savourer cette journée de repos.

Bonne omelette à midi avec un quart de rouge et un petit serré pour terminer. Je profite de l’instant, de la vue et de la mise à jour de mon blog. 4 hrs aujourd’hui. Bonne lecture. Demain je monte au Thabor et après demain est un autre jour.

Je vous embrasse tous.

Bruno

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