Jour 38 : Aéroport Nice – Bruxelles


J’embarque dans 5 minutes. I am back in town. Merci à vous tous pour votre soutien pendant ce merveilleux voyage.

À bientôt … « pour de nouvelles aventures… » comme dirait le groupe Telex ou les Buggles je ne me souviens plus très bien.

Bizzz

Bruno

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…dans notre merveilleux jardin de Tervuren.

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Jour 33 : 22 juillet 2016 Camp d’Argent – Sospel

Départ tardif vers 10 hrs. L’étape est assez courte et je pense pas trop interessante. J’ai laissé partir mes 6 amis français avant moi. Je les rattraperai plus tard. En réalité j’aime beaucoup marcher seul. Non pas pour m’isoler des autres mais simplement pour le silence. Pour être totalement en harmonie avec cette belle nature qui m’accompagne depuis plus de 30 jours maintenant. J’adore ces moments tres privilégiés. Je suis à l’écoute de mon corps, de ma respiration, de mes pas, des caillou qui roulent sous mes pas, des grillons, des lézards qui fuient sous les buissons, de mes bâtons qui touchent le sol et qui m’aident à avancer, de la goutte de sueur qui coule de mon front jusqu’au bout de mon nez, des mouches et des abeilles qui tournent au dessus de ma tête, …

La météo n’est pas brillante. J’ai l’impression qu’à un moment où l’autre je vais me faire rincer. Mais cela m’est devenu très insignifiant. Si il pleut je sors ma veste et c’est tout. Je me suis vraiment fort détaché de cela. C’est très agréable de marcher librement sans se soucier du temps.

Finalement la route vers Sospel est très jolie. C’est vert et souvent sur des crêtes avant d’entamer la longue descente. Sospel est situé à 400 mètre d’altitude. Je plonge littéralement dans la vallée. A Sospel je m’installe sur une terrasse de café, commande un double expresso et un magnum vanille chocolat noisette. Le poste de TV est branché et j’en profite pour regarder un peu l’étape du jour du tour de France.

J’ai du trouver un autre logement. Comme je ne réserve plus grand chose depuis déjà un moment je me retrouve parfois contraint de trouver un autre endroit pour dormir. Les gens m’aiguillent alors directement vers d’autres possibilités…pas toujours aux mêmes conditions. J’ai dormi dans une chambre d’hôte à presque 1 km du centre. De plus pas de repas du soir prévu. Je suis donc retourné le soir pour manger. Énorme salade de roquefort en entrée, suivi d’un énorme carbonara et fromage blanc couli de myrtilles en dessert avec un petit deca. Une fois encore je dévore tout y compris le pain et mon quart de rouge … quotidien. Malgré cela je pense avoir perdu quelques kilos. Je dois en permanence remonter mon short qui tombe.

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Jour 32 : 21 juillet 2016 – Refuge de Nice – Camp d’Argent

Je quitte le refuge de Nice vers 7 hrs 15, juste derrière un groupe de 10 personnes. Flûte je n’aime pas ça. Je mets le turbo et 15 minutes plus tard je dépasse tout le monde. Je me retrouve premier. Il n’y a personne devant moi. J’adore ce sentiment. Ouvrir la route. Et surtout le SILENCE. J’accélère encore afin de bien les semer. Le relief est identique à la vieille. Qq petits lacs et ensuite ça grimpe vachement dans les blocs jusqu’à Baisse de Basto à 2693 mètres. Les chamois et bouquetins m’accompagnent pendant toute la montée. Magique. J’ai les jambes, le souffle, le moral…la pêche. C’est magnifique d’être accompagné par les chamois. Le bruit de pierres qui roulent signale leur présence. Parfois c’est au détour d’un virage que je tombe nez à nez avec un bouquetin. Que du bonheur.

Apres la descente vers le Kac de Bzsto, nouvelle montée vers Baisse de Valmasque. Je rattrape un couple de retraités rapidement. On peut les suivre à l’odeur. Ils ont vidé le flacon de citronnelle sur eux. Lui souffre bcp des moustiques. Je me suis également fait piquer.

‘Une fois le col passé, on rentre dans la vallée des Merveilles. C’est très encaissé et rempli de blocs de granit. A 7 ou 8 endroits on peut apercevoir des dessins sculptés dans la roche qui remonte à 3500 and avant JC. Perso, je suis plus intéressé par la nature et les gens que par ces représentations.

Apres un passage rapide près du refuge des Merveilles, je monte vers le Pas du Diable en passant par une succession de petits et plus lacs.

Passe le Pas du Diable, le décor est radicalement différent. Fini les gros blocs de granit et le côté encaissé. A nouveau de grands espaces verts et un relief nettement plus doux. J’aime bcp ces paysages qui permettent de laisser glisser son œil sur l’infini de l’horizon. Cela me plonge d’avantage dans le voyage et dans le rêve.

Apres le col de Raus, direction Authion, un vieux fort qui servait à surveiller la frontière avec l’Italie. C’est impressionnant le nombre de forts et bunker qu’il y a dans le Mercantour.

C’est là que je fais la connaissance de Christophe et Nathalie. Les 4 autres, Clothilde, Odile, Astrid et Stephane sont restés en bas. Parisiens, ils font la traversée du Metcantour en une semaine et en semi autonomie. Ils dorment sous tentes mais mangent dans les gîtes et refuges.

Noys terminons la marche ensemble jusqu’à Camp d’Argent. Bières et autres boissons pour commencer et ensuite le traditionnel cocktail douche-lessive. J’ai pris cette habitude rapidement. Je ne porte jamais de linge salle. Tous les jours ou presque je fais ma petite lessive. Cela me permet de tourner avec mes 2 slips, 2 paires de chaussettes, ma chemise de marche et mon short. Rien besoin d’autres. J’ai lavé mon unique short 3 fois. Visible l’en je ne sens pas mauvais. Pour éviter les mauvaises odeurs dans les chaussures, je fais couler qq goutes d’huiles essentielles La Gaultherie sur mes semelles et le tour est joué.

On passe une excellente soirée tous ensemble qui se termine une fois de plus avec un petit…génépi bien évidemment. By the way est ce que vous connaissez le seul mot masculin qui se termine par « …ette ». Un ….

 

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Jour 31 : 20 juillet 2016 Gite du Boreon – Refuge de Nice

La vieille au soir j’ai fait la connaissance de Michel, Laurent et son fils. C’était leur premier jour de randonnée. Malheureusement le fils de Laurent s’est tordu la cheville. Fini pour lui. Mais cela m’a permis de bénéficier d’une place au refuge de Nice. Michel et Laurent sont de Lyon mais surtout de grands amoureux de la montagne. Laurent des massifs de Chamonix … et Michel des massifs des Écrins. Étant donné leur localisation ils se font tres tres regulierement des petits WE randos. Bande de petits veinards. Ils connaissent super bien la montagne. J’en profite pour prendre qq renseignements pour les écrins car j’ai bien envie d’y retourner.

Avant d’attaquer le dur du dur, je passe par la Madonne de Fenestre.. Il y a un gros refuge du club alpin français. Le parking est rempli de voiture. Cela m’effraie un peu pour le reste de la journée. Le gardien me rassure. Beaucoup de touristes mais peu de randonneurs. Dans cette partie du Mercantour, il y en a assez bien. Je ne ferai que le refuge de Nice.

J’attaque la montée du Pas Mt Colomb à 2548 mètres. Après 30 minutes j’ai plus de jus. Je décide donc de m’arrêter et d’engloutir mon pique-nique. D’habitude je mange tjs de l’autre côté des cols. Je trouve un beau grand pin et je m’y installe. A l’ombre. Il fait vraiment chaud. Le sud du sud de mon voyage se rapproche. J’ai laissé filer Michel que j’avais rattrapé. J’ai retrouvé un rythme de marché assez puissant.

La montée est raide. Il n’y a pas énormément de km mais un bon dénivelé et surtout dans un dédale de blocs de pierre. Il faut être vigilant en permanence. A la fois pour voir où l’on pose son pied mais également pour ne pas se perdre. Une erreur et la cheville est retournée. Au fil des hrs, cela devient un peu un jeu. Parfois je saute d’un bloc à l’autre pensant qq minutes. Ensuite je m’arrête et je vérifie si je suis tjs bien sur la trace du Pas Mt Colomb. Il y a assez bien de voie d’escalade également. Je les entends mais impossible de les voir. C’est trop haut et trop vertical. Je croise presque personne. Les derniers 50 mètres de montée sont vraiment très raide. Au Pas je retrouve Michel qui s’est bien bloqué contre la paroi, a l’ombre pour pique-niquer. De l’autre côté la descente est superbe et la pente impressionnante. Nous observons qq chamois et 1hrs30 après nous arrivons au refuge de Nice. Laurent nous vient à notre rencontre. L’accueil au refuge est nickel. Pas tjs le cas dans les refuges CAF. Ils m’ont trouvé une place pour dormir. Juste à côté de la fenêtre. Magnifique car il faut tjs chaud et irrespirable. Pour une fous je dormirai super bien. Peu mais bien.

Niys passons le repas du soir ensemble avec une famille hollandaise de Utrecht. On blague, on discute,…et j’offre le Génépi pour terminer. Je commence à y prendre définitivement goût. Dodo maintenant car demain est une elle journée. On prévoit des orages en fin de journée. Je voudrais partir tôt pour profiter de la vallée des Merveilles.

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Jour 30 : 19 juillet 2016 – Saint Dalmas – Refuge du Boreon

Après avoir acheté de quoi faire un pique nique au Proxi de St Dalmas, je quitte le village vers 8 hrs 45.

Je suis content de partir vers de nouveaux sommets. Direction le col de Barn  2452 mètres. Passage à l’ombre dans les bois avant de grimper sous le soleil déjà bien présent malgré l’heure.

Et la surprise, je tombe sur Mathieu et Julien (les 2 belges) qui redescendent. ????? Ils ont mis une heure pour se décider mais ils doivent impérativement rejoindre une gare SNCF pour régler leurs billets de train. Pas d’autres solutions que de rallier Sospel. Ils ne finiront donc pas le GR5 cette année. Ils ont le cœur lourd. Je suis triste pour eux deux.

Ils me partagent aussi qu’ils ont passé la uur au camping de Saint Dalmas en compagnie d’Isabelle.  J’étais seul avec un cafard dingue devant mon poulet niçois a l’auberge de Mures située à 750 mètres de leur camping. Si j’avais su, je les aurais rejoint immédiatement.

J’ai repris ma route vers le col de Barn en mettant le turbo. Cela fait du bien. Je suis concentré sur mes pas, mon souffle, mon rythme cardiaque…je dois fréquemment de petites gorgées d’eau et j’accélère encore et encore. C’est bon…Je me vide de mes emotions et pensées jusqu’au sommet. J’arrive dégoulinant après 2 hrs 30 non stop. Je dépasse tout le monde. Ils doivent me prendre pour un drôle d’oiseau. Il me reste 3 hrs de descente jusqu’au gite. Dans les descentes je trotinne légèrement à certains moments. C’est l’expérience du Trail partagé par Isabelle que je mets en pratique. C’est moins fatiguant en réalité et les musclent souffrent moins. Merci. Je pique nique en 30 minutes pendant la descente. Je voudrais être tôt au gite afin de rattraper mon retard de 4 jours. J’en aurai pour 3 hrs et je dois encore intégrer les photos. Pour plus tard car le débit de chargement est nul et cela prend des heures.

Le gite est bien et l’accueil aussi. J’ai une chambre pour moi tout seul. J’en profite donc pour écrire.

Demain j’ai voulu réserver au refuge de Nice mais il est complet. Je n’ai pas d’autres solutions. J’irai tout de même en espérant un désistement de dernière minute soit je dormirai sur une table dans la salle à manger. Je verrai. Pas grave.

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Jour 29 : 18 juillet 2016 – Refuge de Longon – Valdeblore Saint Dalmas

Cette journée est probablement l’unique mauvaise journée de mon voyage. J’ai finalement peu randonné seul ces 2 – 3 derniers jours. C’est un peu comme une petite famille qui avance le long d’un itinéraire. On se croise 1 fois, 2 fois…et on finit par se sentir bien dans cette petite famille. On crée des liens forts, on échange aussi beaucoup sur soi, on écoute les autres, on partage nos expériences de vies… C’est riche et intense.

Nous nous quittons tous aujourd’hui car nos itinéraires sont différents. Gérard et sa bande vont sur Belvédère, Pearce prend l’itinéraire de Nice, Isabelle va doucement retourner vers chez elle et moi je fonce vers la vallée des merveilles. On ne se croisera donc plus sauf changement de programme pour l’un ou l’autre. Ce serait tellement chouette de pouvoir se retrouver une dernière fois. Je n’ai les coordonnés de personnes en réalité. Certains ont mon nom de blog. Peut-être aurais-je des infos et nouvelles plus tard. Je l’espère. J’ai démarré seul et je finirai seul, c’est important pour moi et mon voyage, mais c’est la gorge serrée et les larmes aux yeux que je quitte le petit village de Saint Sauveur Sur Tinée.

Direction Valdeblore Saint Dalmas. L’itinéraire est moche. Je suis redescendu jusqu’à 600 mètres d’altitude. Il fait étouffant. Maintenant j’ai 1100 mètres positifs à me faire. Il est 13 hrs 30. Je croyais marcher à l’ombre en verifiant ma carte sur mon IPhone et en fait il n’y en a que très peu. Grosse montée sur Rinplas, ensuite Laroche et enfin Valdeblore Saint Dalmas ou je dois dormir au Gite des Marmottes. Mais je n’ai pas réservé. Je fonctionne de cette manière depuis 5 – 6 jours. Jusqu’ici pas de problèmes. C’est complet. Bref je suis contraint de me taper l’Auberge de Mures.

J’ai vraiment le cafard. Les jours précédents ont été tellement bons et intenses. Je mange sans appétit, seul à une table le soir. C’est la premiere fois que ma solitude me pèse. Je voudrais partager et être proche comme la vieille avec ma petite famille Isabelle, Pearce, Gérard, Betty, Claude…

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Jour 28 : 17 juillet 2016 Auron – Refuge de Longon

Je quitte Auron seulement vers 9 hrs 30. C’est tard pour l’étape qui m’attend. J’ai du faire demi tour et retourner chercher mes bâtons oubliés à l’hôtel. A Auron il n’y a rien d’autres pour dormir sauf si vous avez une tente comme Isabelle.

Bref c’est 27 km qui m’attendent avec 1800+ et 1400-  Je mettrai 9 hrs 30 pour arriver à Longon vers 19 hrs.

Tout d’abord le village de Roya par le col de Blainon. Très joli. Je rattrape Isabelle peu avant Roya. Elle a bivouaqué. Elle va également jusqu’à Longon et ensuite nous prenons des routes différentes. Après Roya nous entamons 1200 mètres de dénivelés positifs jusqu’au col de Crousette à 2500 mètres. C’est une magnifique montée ou nous devrions à nouveau croiser des chiens Pastous. Génial. Nous croisons les bergers qui redescendent. Je leur pose la question si il y a du monde la haut et ils me répondent : « personne, excepté les 1800 moutons et 10 Pastous… » Génial. Si on s’écarte pas du GR, cela devrait passer sans Pastous.  Isabelle n’a pas peur contrairement à moi.

Nous devons passer une barre rocheuse avant d’accéder au col. C’est magnifique et rempli de marmottes.

Nous arrivons enfin au col de Crousette mais le GR continue de monter en direction de la crête de Vallette. Il n’y a plus un gramme de végétation depuis longtemps. Que des caillou, du chiste….

Au sommet j’ai le souffle coupé. Je n’ai jamais vu rien d’aussi beau et émotionnant. Je suis à 2600 mètres. Nous avons une vue 360 degrés. Nous pouvons voir à au moins 200 km. J’aperçois le Pas de Cavale par lequel je suis passé il y a 3 jours. Je me rends compte à cet instant d’où je viens et de la distance que j’ai déjà parcouru. Cela me bouleverse. Quel voyage à tous points de vue. Je ne peux retenir mes larmes. Même les yeux d’Isabelle commence à laisser paraître une larme.

Nous ne traînons pas tres tres longtemps là-haut car le vent souffle vachement fort, mais j’y resterais des heures tellement c’est beau et cela me bouleverse.

Il nous reste encore 4 hrs de marche principalement en descente. Tout d’abord par un vaste plateau et ensuite on plonge sur Vignols avant de remonter 300 mètres vers les Portes de Longon. Le refuge de Longon est situé sur un vaste plateau bordé de collines. C’est très doux. Nous croisons des vaches avec leurs veaux et découvrons enfin le refuge à 19 hrs. Nous sommes lessivé. Comme Isabelle est crevée et qu’elle ne peut pas planter sa tente ici, elle restera dormir pour une fois au refuge.

Sur place nous retrouvons l’anglais Pearce avec qui j’ai mangé à Bousieyas il y a 3 jours lors de ma journée de repos, ainsi que mes 5 retraités de Bousieyas (Gérard, Claude, leurs épouses et Betty l’américaine. Ils se sont rencontrés lors de Saint Jacques de Compostelle. Ils se sont liés d’amitiés et maintenant Betty qui vient de Californie les accompagne pour 6 jours. Ils sont incroyables ces retraités. En juin aux US, maintenant ici, en août en Écosse et ensuite dans le Jura. Vivement la retraite en fin de compte. 😀

L’endroit est magnifique. Le soleil est encore assez haut pour prendre une bière bien méritée. Le refuge de Longon est une ferme. Nous sommes donc dehors parmi les moutons, ânes, chevaux, chiens, vaches, … Que du bonheur. Je joue un peu au foot avec le petit dernier de la tribu locale. Clovis est le 4em enfants de Manu et Sandrine. Sandrine nous rejoint plus tard car elle remonte de la vallée où elle passe tous les week-ends dans leur magasin à vendre les produits de leur ferme. Manu dégage une tranquillité hors du commun. Mais il est vanné car il y a eu bcp de monde ce WE. ils nous servent ensuite un apéro « Du vin d’épine ». Un régal mais assez fort. La soirée commence fort. Pearce l’anglais reprendrait bien encore un verre. On se connais tous au refuge. Il reigne une ambiance de grande proximité et d’échanges chaleureux. Nous sommes tous bien les uns avec les autres. Nous festoyons. Une terrine de rillettes, suivi de charcuteries locales, d’un gratin et de vin à volonté. En dessert, un délicieux yaourt maison avec des mûres. C’est donc un peu « chargé » que je monte me coucher après une longue douche chaude que je n’ai pas eu le reps de prendre avant le repas. Comme c’est bon et annonciateur d’une nuit réparatrice.

Reseau trop lent pour charger les photos. Dans 2 jours.

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Jour 27 : 16 juillet 2016 – Bousieyas – Auron

Je quitte le gite de Bousieyas vers 9 hrs en direction de Saint Dalmas Le. Sel âge par le col de la Colombiere situé à 2300 mètres. Dans la descente vers St Dalmas j’ai eu la seconde grosse peur de mon voyage. Après le passage du Brevent sous l’orage, ici je me retrouve après 30 minutes de descente face à face avec un chien Pastou. J’ai les jambes coupées. Celui ci se dirige vers moi en aboyant. Je fais immédiatement demi tour. Il s’arrête et un autre gros chien noir rapplique. Lui il n’arrête pas d’aboyer. Le troupeau de 1200 moutons se trouve exactement sur le GR. Impossible de passer sans couper le troupeau. Les chiens Pastous ne me laisserons jamais faire. Je vais essayer de contourner par le haut hors sentier. Mais d’autres Pastous arrivent. Je fais à nouveau demi tour les jambes tremblotantes et le souffle coupé. Finalement j’aperçois la bergère qui me crie de venir. Ils ne le feront rien. Je lui répond que j’ai surer peur. J’ai déjà été mordu 2 fois dans ma vie. Après 15 minutes une autre bergère arrive. Il y en a une devant et une derrière. Il s’agit de la petite fille de l’autre. Alerté par les aboiements continus des chiens elle est montée voir. Vu ma peur, elle est venue me chercher et m’a quasi pris par la main pour traverser le troupeau et poursuivre ma route. Il m’aura fallut 25 minutes en fin de compte. Mais j’ai eu les bons réflexes m’a-elle confirmé. Oufffff ….

Si vous avez l’occasion de plonger vos yeux dans ceux d’un chien Pastou vous serrez surpris. Ils sont noir de noir à faire peur. Vous n’avez absolument pas envie de prolonger l’expérience.

C’est donc au pas de course que j’arrive à St Dalmas. Joli petit village et belle place. Ensuite direction St Etienne de Tinée par le col d’Anelke. J’y croise au moins 10 véhicules 4×4. Tjs un peu boff de voir cela lorsqu’on est à pied.

Je fais une pause et mange mon pique nique a l’ombre à côté e la mairie et de la place. Très mignon. Il fait vraiment chaud. Je prends ensuite un double expresso avant de repartir. Surprise Isabelle croisée la vieille débarque du refuge de Vans. On prend le café ensemble.Isabelle est de la région. Elle est partie en autonomie pour 1 semaines. Elle a longtemps hésité mais elle est la. Elle a laissé ses 3 enfants. Grande sportive elle a déjà réalisé de nombreuses Trail et même un ultra Trail. Pas sportive au depart, elle s’y est mise assez tard mais fait maintenant jusqu’à 4 sorties semaines. Elle est maîtresse pour des enfants de 9-10 ans. Diplome qu’elle a obtenu après avoir repris des études à 35 ans. Sacré bout de femme. Nous ferons la route ensemble jusqu’à la station de  ski d’Auron.

A Auron, je profite du réseau pour appeler ma petite Violette qui part au camp demain. Que du bonheur lorsque la petite voix me répond avec joie et amour: « Papaaaa…… » Quel bonheur. C’est son dernier camp. Elle est chef de patrouille. Tout est bien organisé.

Ensuite j’appelle Damien qui a 50 ans aujourd’hui. Mike Horn est né exactement le même jour et la même année. Happy Birthday Damien et belle fête.

Le réseau est trop lent pour les photos. Plus tard.

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