Jour 19 : 8 juillet 2016 – Refuge du Thabor – Gite Au Creux des Souches à Nevache

Depart vers 7 hrs 15. J’ai vraiment mal dormi. On m’a placé en hauteur sur une minuscule mezzanine dans un couloir. Je pensais être tranquille mais en réalité les gens n’ont pas arrêté de se lever pour aller aux toilettes. Toute la nuit et les portes qui claquent. Suis content de quitter.

Je quitte par la vallée étroite. C’est magnifique. C’est la troisième fois que j’y passe et ne m’en lasse pas. C’est la porte vers le Briançonnais.

Ma jambe me fait moins souffrir. Tous les matins j’applique un gel anti inflammatoire et ensuite j’enfile ma jambière. Je marche doucement…

7 hrs plus tard je suis à Nevache dans la vallée de la Clarée, paradis du ski de rando. Je sens que je descends vers le sud. J’entends mes premiers grillons et aperçois mes premiers lézards.

J’ai également le sentiment que mon aventure se transforme doucement en « voyage ». C’est autre chose. La notion de voyage est sans limite, sans fin… Je sais qu’il y en a une mais je me sens plus calme, moins dans la « performance » de l’aventure et beaucoup plus encore dans la découverte et la quiétude du voyage. Cela me procure beaucoup de bonheur. Est ce lié à la durée ? Cela fait maintenant 19 jours que je suis parti.

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4 réflexions au sujet de « Jour 19 : 8 juillet 2016 – Refuge du Thabor – Gite Au Creux des Souches à Nevache »

  1. Salut Bruno,

    la trace est belle et quand tu trouves de la neige hop sur ton épanchement.
    Demain annif de Choupinette journée kayak, j’avoue que j’aurais bien aimé faire un beau rafting dans les Alpes…mais bon on va se contenter de la cascade de Coo qui est très belle aussi.

    Bonne route Brunomoves!

  2. Il existe tellement de raison de voyager.
    Bien sur, je ne parle pas là de vacances en centre de loisir, en tour opérateur, dans une maison de location au bord de la mer ou bien encore d’une visite au cousin partit s’installer au Québec. Mais d’un voyage initiatique, d’un voyage qui nous emporte au bout du monde, au bout de nous même, qui pousse nos limites, un peu plus à chaque kilomètre.
    Chacun d’entre nous à sa propre raison, il en existe autant qu’il existe de voyageurs. Mais chaque voyageur qui croise le regard d’un autre, comprend.

    Il comprend que la vie à ses hauts et ses bas, ses jours de pluies et de soleil, ses jours de pains et de festins, ses jours de peines et ses jours de joie.

    Il comprend que peu importe la raison pour laquelle cette âme à décidé de voyager, il est la à cet instant, à cet endroit et qu’il est temps de se serrer la main et apprendre à se connaître, et partager un peu de soi, comme il partagera un peu de lui.

    Car c’est une des raisons de ce voyage, aller à la rencontre des autres, s’ouvrir, découvrir.

    On apprend vite qu’il faut se battre pour tellement de choses dans la vie, le voyageur lui décide de faire une trêve, lorsqu’il prépare son sac et qu’il le met sur son dos en pensant : « le voilà, mon drapeau blanc ».

    Ce voyageur, même s’il reste discret, a toujours un œil fraternel lorsqu’il croise tous ces drapeaux blancs. Il sourit de l’intérieur et se sent dans un monde qui s’ouvre.

    Non pas d’en haut, non pas des lois et des esprits technocratisés, non pas des administrations de l’embrouillage de l’esprit mais de tout en bas, où se vote l’abolition des préjugés, où tombent les frontières, les races, les rangs sociaux et où s’utilise cet outil magique, le premier créé par les hommes, bien avant l’écriture, bien avant l’économie, même bien avant la maîtrise du feu : la communication. « 

  3. oups le correcteur d’orthographe me joue des tours, on dit polé-polé, pas posé-polé, ni posé-pilé. As-tu lu le live « Immortelle randonnée » de JC Rufin? Il dépeint la randonnée comme chemin initiatique à la portée de tous, ça m’a beaucoup parlé et semble correspondre à ton état d’esprit…

  4. Salut Bruno, nous suivons toujours ton voyage avec beaucoup d’intérêt et t’imaginons bien arrivé ce soir, la Leffe bien calée dans l’estomac et le coeur léger. Bonne route à toi et on espère que ta blessure se remet petit à petit. Posé-polé (doucement-doucement) comme on dit en swahili! Bises, Laurent et France

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